« Lui, c’est un chasseur de viande », « il considère ses partenaires amoureux comme du bétail », « c’est une allumeuse », etc. J’entends parfois de telles critiques agressives envers des hommes ou des femmes dont les convictions sur la vie amoureuse sont proches des miennes. Ces critiques m’accablent, alors qu’elles ne me sont même pas adressées. En fait, j’aurais beaucoup de mal à supporter d’en être moi-même la cible. C’est pour cela que j’écris ce texte, pour avoir les idées les plus claires possibles. D’une part, je serai capable d’écouter les critiques et de répondre de façon non agressive. D’autre part, je serai plus compréhensible quand j’exposerai ces convictions. En plus de tout cela, ce texte peut amener des discussions sur le sujet, ce qui m’intéresse beaucoup, surtout bien sur avec les filles 😉
Voici mes choix pour ma vie amoureuse :
- Je ne promets à mes partenaires amoureux ni l’exclusivité, ni la pérennité.
- Quand j’ai une relation amoureuse (ou plusieurs), je ne fais rien pour me couper des autres filles.
- Je suis totalement transparent sur l’état de mes relations amoureuses.
Utopie ? Immoralité ? Gâchis ?
Pas si vite ! Avant de répondre à ces trois réactions et de montrer les avantages de mes choix, je veux d’abord bien préciser ce que ces choix impliquent et ce qu’ils n’impliquent pas.
Ca n’implique pas la manipulation
J’exprime mes intentions et mes convictions, même si ça empêche une relation amoureuse. Par exemple, je ne vais pas promettre à une fille une relation exclusive et pérenne, sous prétexte que c’est le seul moyen d’entamer une relation amoureuse avec elle !
Ca n’implique pas une focalisation exclusive sur la sexualité
Les autres domaines m’importent aussi beaucoup dans une relation amoureuse. Même si une relation amoureuse est satisfaisante sur le plan sexuel, elle ne me conviendrait pas si elle est insatisfaisante sur le plan relationnel. Ce que je veux, c’est aimer la personne dans sa totalité, l’aimer sans retenue.
Ca n’implique pas l’indifférence
Le but n’est pas du tout de devenir indifférent à l’autre pour pouvoir changer de partenaire sans souffrir, comme on change de poisson rouge (encore qu’on peut – paraît-il – s’attacher à un poisson rouge…). Je crois sincèrement que mes choix permettent un meilleur attachement, une meilleure implication (j’explique pourquoi dans la partie « Les avantages »).
Ca implique une « démystification » de l’état amoureux
Je peux être amoureux de plusieurs personnes en même temps. Rien ne m’amène à considérer que l’état amoureux n’est destiné qu’à une seule et unique personne.
L’état amoureux n’est pas « divin ». Ce n’est pas une force extérieure à nous qui nous transcenderait ou nous dépasserait. C’est un état qui trouve sa source dans nos propres désirs. Il évolue au fil de la relation, en fonction des expériences.
Je ne cherche ni le « respect », ni la solennité dans une relation amoureuse. Il s’agit de troquer cette image de la femme déesse, contre celle de la femme complice, humaine et accessible…
Ca implique la gestion de la jalousie
Je pourrais avoir plusieurs relations amoureuses en même temps. Ce n’est pas un but en soi, mais ça pourrait arriver. Bien sur, j’accepte que mes partenaires amoureux fassent de même. Bien sur, j’imagine que ce n’est pas facile !
La première difficulté est simple, elle est liée à l’emploi du temps. Si ma partenaire a d’autres relations amoureuses, cela augmente le risque qu’elle ne soit pas disponible quand j’aimerais passer du temps avec elle. La multiplicité amoureuse amène donc un risque important de frustration.
Pire, la multiplicité amoureuse augmente la peur d’être abandonné. Ma partenaire, si elle se tourne vers quelqu’un d’autre, peut en arriver à vouloir me délaisser.
J’ai l’impression qu’en ce qui me concerne, ce sont les deux seuls problèmes. Mais comme je n’ai jamais vécu rien de tel, ça reste à vérifier…
Les avantages
Jusque là , j’ai surtout parlé des problèmes. D’une part, mes choix me coupent d’un bon nombre de relations amoureuses potentielles. D’autre part, ils amènent plus d’insécurité. Alors, pourquoi ces choix ? Je vois 4 grands avantages.
D’abord, ils permettent un meilleur épanouissement sexuel. J’ai observé que beaucoup de couples se contentent d’une relation qui n’est pas épanouissante dans le domaine sexuel. Leurs satisfactions sont plus liées au social (reconnaissance sociale, soutien matériel, envie d’enfants, etc.), au relationnel, à l’intellectuel, etc. Dans ce cas, pour développer la sexualité, il faudrait un environnement stimulant et la liberté d’aller vers de nouvelles expériences tentantes. Pourquoi un couple qui se veut exclusif ne pourrait-il pas offrir cela ? Mon hypothèse, c’est que, dans un sens, un tel couple a intérêt à ne pas trop donner d’importance à la sexualité : un fort « investissement » dans le domaine sexuel est une prise de risque insupportable, car il y a trop d’enjeux et de pressions dans les autres domaines. De toute façon, les motivations sont faibles : moins les gens sont développés sexuellement, moins ils sont motivés, plus leurs efforts pour aller vers la sexualité sont timides, et c’est un cercle vicieux. Pour stimuler tout cela, il faudrait un apport de l’extérieur ou des prises de risques, ce qui est précisément exclu.
On m’objectera que certains couples qui se veulent exclusifs arrivent à se développer sexuellement. Je constate que c’est extrêmement rare. A mon avis, vouloir l’exclusivité est un obstacle si important qu’il rend presque impossible un développement sexuel réellement intense. Je veux bien croire que cet obstacle puisse être parfois dépassé, mais cela exige une conjonction extrêmement favorable liée aux autres aspects de la relation et de la personnalité des gens. A l’inverse, mes choix n’exigent pas une telle conjonction si exceptionnelle. Ils sont, au contraire, eux-mêmes sources d’environnement stimulant et de liberté. Ils facilitent les expériences où la sexualité peut avoir une place centrale, exister pour elle-même. Mes choix sont ainsi une grande aide vers une sexualité plus riche et plus diversifiée.
Deuxièmement, cette diversité permet de mieux concilier l’attirance sexuelle avec l’attirance relationnelle et intellectuelle. Même dans les cas où il y a un certain épanouissement sexuel, les relations amoureuses sont souvent pourries par les problèmes relationnels, par exemple. Deux personnes tombent amoureuses alors qu’elles ne sont pas bien en phase sur le plan relationnel ou intellectuel. Elles tombent amoureuses à partir de certaines caractéristiques « esthétiques » ou sexuelles très précises du partenaire – que peu de personnes ont -, il s’agit du coup de foudre. C’est parce que peu de personnes ont ces caractéristiques qu’on a toutes les chances de « tomber » sur un partenaire avec qui les problèmes relationnels sont importants. Or, c’est un pari plus que risqué que d’espérer l’affaiblissement de ces problèmes au fil du temps ! A l’inverse, si une personne a une sexualité riche et diversifiée, les caractéristiques sexuelles du partenaire n’ont plus à être très précises. Cette personne est, en quelque sorte, polyvalente. Ainsi, à partir d’une relation qui colle au niveau relationnel et intellectuel, elle peut développer une attirance sexuelle pour l’autre. Parier que l’attirance sexuelle deviendra de plus en plus grande est nettement moins scabreux que le pari précédent ! Ainsi, je pense que mes choix permettent cette conciliation entre les différents domaines, et donc un attachement amoureux plus intense !
Ensuite, mes choix permettent d’établir un climat plus serein et plus constructif. Ils amènent à une augmentation de confiance dans la capacité à nouer des relations amoureuses épanouissantes. Ils amènent à ne pas voir le partenaire comme le seul et l’unique possible. Ces deux aspects permettent à chacun de respirer et de ne pas se sentir étouffé par l’autre. On peut oser, prendre des risques, se laisser-aller, s’exprimer plus librement y compris sur des sujets délicats comme les problèmes sexuels rencontrés, etc. Bref, il y a moins de pression négative.
Enfin, les ruptures amoureuses sont moins angoissantes et moins déprimantes. Quoiqu’on fasse, les désirs amoureux changent avec le temps et les possibilités de rupture ne sont jamais exclues (même dans un couple « classique »). Or, mes choix permettent, en cas de rupture, de ne pas se retrouver avec rien, de pouvoir se tourner vers d’autres personnes, de ne pas se fixer obsessionnellement sur une relation qui ne colle pas.
D’où viennent mes convictions ?
Le truc marrant, c’est que mes expériences dans le domaine sont quasiment nulles ! J’entends d’ici ceux qui rigolent, convaincus que je vais changer d’avis dès que je rencontrerai la « bonne personne », et ceux qui pensent comprendre pourquoi mes expériences étaient quasiment nulles 😉 Ces réactions sont parfaitement compréhensibles, sauf que… Sauf que :
Ce ne sont pas mes choix exposés plus haut qui expliquent la quasi-absence de mes expériences, mais un grand manque de confiance en moi (je ne voulais pas prendre le moindre risque, à cause de la peur de recevoir un éventuel « non », et de ma faible envie de recevoir un « oui » dont je n’aurais pas su vraiment trop quoi faire !). Au contraire, mes choix m’ont permis de « dédramatiser » les situations, d’être plus serein, plus « accessible » m’a-t-on dit. Mes progrès dans mes relations avec les filles coïncident avec les prises de conscience que j’expose ici.
Je n’ai presque pas d’expérience, mais je me base sur mes observations quotidiennes et sur des témoignages écrits. Mes convictions ont beaucoup changé suite à la lecture de livres de Michel Lobrot. Les analyses qu’il fait de sa propre vie amoureuse collent avec ce que j’observe dans la société et avec ce que je ressens en moi. Ca colle aussi avec les études de sexologie dont j’ai entendu parler (un jour, j’en ferai une synthèse)… En caricaturant, d’un côté, on a la misère sexuelle ambiante que j’ai décrite dans « Les avantages », à quoi il faudrait rajouter l’étouffement quand on ressent comme trop grandes les demandes (sexuelles ou sociales) de l’autre, l’angoisse omniprésente de l’abandon quand on les ressent comme trop faibles, l’animosité qui s’installent petit à petit, l’indifférence, etc. De l’autre côté, on a la vitalité amoureuse qui vivifie, qui enthousiasme, qui fait vibrer, qui permet des attachements forts et intenses, même si ça amène aussi à plus de souffrances et de frustrations. Entre ces deux mondes, j’ai fait mon choix 😉 En fait, sans rire, j’ai à peine l’impression d’avoir caricaturé !
Enfin, mon expérience n’est pas complètement nulle, et elle m’a fortement renforcé dans mes choix. Fin août, lors d’une rencontre de 10 jours, j’ai passé pas mal de temps avec, entre autres, une fille qui vit en Grèce. Je l’aime énormément sous tous ses aspects : physique, sensuel, relationnel, intellectuel, etc. Pas besoin que je détaille, de toute façon, on va me dire que j’idéalise 😉 Pour résumer – et parce que je n’ai pas envie de raconter en détail tout ce qui s’est passé -, nous avons échangé des baisers le dernier soir (dont je garde des souvenirs merveilleux), et de retour en Grèce, elle m’a écrit sans équivoque qu’elle m’aime aussi. Je vais aller la voir fin octobre.
Et bien, que se passe t’il les jours où j’ai moins confiance en moi, où je suis le plus tenté de la voir comme « la seule et l’unique » ? Je commence à angoisser, j’ai une pression néfaste, etc. En plus de me pourrir la vie, cette réaction rendrait ma compagnie bien moins agréable pour cette fille grecque. Au contraire, depuis plusieurs semaines, je me sens serein par rapport à notre relation. Je sens que je serais capable de surmonter tous les cas de figure, donc de prendre des risques, etc.
Est-ce que je sens cela parce que je manque d’attachement envers elle ? Question importante à laquelle j’ai du mal à répondre. Je sens un attachement important envers elle – lié non seulement à sa sensualité et sa beauté, mais aussi à sa façon d’être avec les gens, sa franchise, son rire, sa tendresse, sa liberté, ses convictions, etc. – mais j’imagine qu’il existe des attachements bien plus forts. Que se passerait-il si j’étais plus attaché à elle ? Est-ce que je me sentirais capable de surmonter tous les cas de figure ? Deux possibilités. Si le « surcroît » d’attachement était lié à la qualité d’échanges sexuels, cela m’amènerait à une nouvelle forme de confiance en moi, ce qui changerait ma capacité à surmonter les déceptions et les frustrations ! De toute façon, je considère que ce cas n’est malheureusement pas envisageable à court terme, car je sais qu’il me faudra du temps avant d’arriver à partager des plaisirs sexuels intenses… Si le « surcroît » d’attachement était lié à un autre domaine, je sens que j’aurais suffisamment de ressources pour surmonter tous les cas de figure. Bref, l’augmentation possible de mon attachement envers elle ne m’angoisse pas non plus 🙂
Tout cela fait que, quand je pense à elle, c’est en termes purement positifs. Je suis ainsi vingt fois plus enchanté de la revoir. Que du bonheur 🙂
Utopie ?
J’imagine que certains lecteurs pensent que « c’est beau d’être jeune » (j’ai 22 ans), que « ça va faire mal quand il va s’apercevoir que c’est impossible », etc.
Les difficultés sont là . Elles sont importantes. La plus préoccupante chez moi : la faiblesse de mon développement sexuel, de mes fantasmes, de mes pulsions, etc. Tant que j’en suis là , il sera probablement difficile de me sentir très attaché, très impliqué, de vivre pleinement une relation amoureuse. Le risque est de tomber dans une sorte d’indifférence. Heureusement, il y a la sensualité, où mes envies deviennent de plus en plus grandes et où j’arrive à avoir beaucoup de plaisir. En fait, c’est surtout quand je reçois, car quand je donne, j’ai une fâcheuse tendance à me centrer uniquement sur le plaisir de la personne à qui je donne. Ce que j’aimerais, c’est éprouver plus de plaisir quand je donne. Je verrais bien. De toute façon, je sais que ça risque de prendre du temps… L’autre difficulté importante réside dans le fait de trouver une ou plusieurs filles en phase avec ma vision des relations amoureuses. J’ai cru comprendre de façon claire que, pour les grandes lignes, la fille grecque dont j’ai parlée est dans ce cas 🙂
Plusieurs choses font que j’ai confiance malgré toutes les difficultés. D’abord, c’est les personnes que j’ai pu voir autour de moi pour qui cette approche « marche », notamment Michel Lobrot, et aussi d’autres personnes. Ensuite, je peux m’appuyer sur les domaines relationnels et intellectuels dans lesquels je suis à l’aise et où je prends facilement du plaisir ! Enfin, j’ai les idées très claires et je sais ce que je veux…
Je me lance donc dans une voie non pas utopique, mais difficile et périlleuse. Je comprends bien que tout le monde n’ait pas envie d’en faire autant !
Immoralité ?
J’ai une conception assez particulière de la morale. La seule morale que j’accepte est la suivante : est bien tout ce qui est bon pour moi (tout ce qui m’enthousiasme, me stimule, me construit, etc.), est mal tout ce qui est mauvais pour moi (tout ce qui me déprime, me fige, me détruit, etc.). On peut appeler cela l’égoïsme (Petit Robert : « attachement excessif à soi-même qui fait que l’on subordonne l’intérêt d’autrui à son propre intérêt »). Mais j’estime que ne pas être égoïste est une absurdité, un non-sens : pour subordonner son propre intérêt à l’intérêt d’autrui, il faut avoir intérêt à faire cela 😉 Je prétends que tout acte, même le plus désintéressé – le plus gratuit -, est fait dans le propre intérêt de son auteur. Il me semble impossible d’échapper à cela. Les gens qui se dévouent corps et âme, qui se sacrifient, qui adoptent une morale altruiste, etc. le font parce qu’ils sentent que c’est dans leur intérêt de le faire… Et ça n’enlève rien à leur générosité ! Alors, M. Robert, enlève le « excessif » de ta définition, s’il te plaît !
Bref, si être moral, c’est prendre en considération les intérêts d’autrui, alors mes choix ne sont pas incompatibles avec la morale. Certes, ils peuvent amener à faire souffrir les gens (moi y compris). C’est souvent le cas lorsqu’on décide d’abandonner la sécurité et de vivre les choses plus intensément. Que faire si une fille est amoureuse de moi et veut la sécurité ? Elle pourra espérer que je finisse par changer d’avis et entamer quand même une relation amoureuse ! Bon, d’accord, mais j’y peux quoi, moi ? Rien, à part expliquer pourquoi mes convictions sont solides et très établies, et insister sur le fait qu’elle risque de souffrir. La fille est alors mieux placée que moi pour savoir où est son propre intérêt et prendre sa décision !
Gâchis ?
Comme on peut changer de convictions au cours de sa vie, il serait dommage de se couper de relations amoureuses juste à cause de convictions passagères. Donc autant ne pas trop donner d’importance à ces convictions ! Ce raisonnement est fallacieux : c’est vrai qu’il est bon de garder en tête que je change au fil du temps, mais je ne vais pas renier toutes mes convictions pour autant ! Celles qui m’apparaissent suffisamment fondées, je n’hésite pas à m’appuyer dessus. Là , c’est largement le cas, et tel que je vois les choses, le gâchis serait plutôt de renoncer à mes convictions dans le but d’entamer une relation amoureuse qui serait impossible autrement… Ce serait une solution sûrement plus facile, mais moins riche, moins stimulante, moins épanouissante, etc.
Les enfants
Je n’ai parlé ici que de relations amoureuses, pas d’enfants. La venue d’un ou de plusieurs enfants entraîne des contraintes matérielles qu’il n’est pas question de refuser. Il faut fournir des ressources financières et du temps pour s’occuper des enfants. En ce qui concerne la vie amoureuse, toutes les considérations que j’ai faites me semblent encore valables.
Le lieu d’habitation
Commun ou pas commun ? Je pense que, tant qu’il est possible d’avoir chacun un chez-soi, cette solution est la meilleure. Un lieu d’habitation commun amène une pression supplémentaire, un système de dépendance qui introduit un enjeu étranger au domaine amoureux. Cela ne me paraît pas forcément ingérable, mais c’est des difficultés supplémentaires à surmonter…
Bisexualité
Dans tout ce texte, j’ai considéré que mes partenaires amoureux ne pouvaient être que des filles. En effet, actuellement, je ne suis attiré physiquement que par les filles. Mais je considère cela comme négatif, comme un blocage : à priori, il n’y a aucune raison pour rejeter les possibilités de plaisirs sensuels ou sexuels avec un homme. Je ne compte pas me forcer – ceux qui me connaissent me font confiance sur ce point 😉 -, mais intellectuellement, je ne vois aucun obstacle à la bisexualité.
Conclusion
On me dira que tout cela est justement trop intellectuel, alors que la vie amoureuse demande le lâcher-prise, etc. Oui, mais avoir les idées claires, ça m’aide beaucoup et ça n’empêche pas le laisser-aller… Paradoxalement, je me prends moins la tête, je suis plus détendu. Je sais ce que je veux, et c’est super agréable !
J’aimerais revenir sur le problème des critiques agressives, évoqué au début. Le phénomène qui m’apparaît est le suivant : à partir de l’observation de certains comportements (multiplicité amoureuse, par exemple), on a tendance à prêter des intentions à la personne (elle veut collectionner les relations, elle veut des relations amoureuses purement sexuelles, etc.). C’est ce raccourci qui est trompeur et fallacieux ! Il existe des gens qui acceptent la multiplicité amoureuse et qui ne sont ni des Don Juan, ni des gens ne cherchant que le sexe, ni des gens incapables d’attachement, etc. C’est vrai, ça, quoi ! Non, mais sans blague ! 🙂
Lyon, le 02/10/2004.
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